Alors qu'en France on a pas manqué de se féliciter des conclusions du "Grenelle de l'environnement", il apparaît pourtant que la charge de la réduction des gaz à effet de serre incombera comme d'habitude aux Français qui payent pour nos divers lobbies ou corporatismes.
Prenons l'exemple de l'incitation à réduire les gaz d'échappement des véhicules. On pourrait raisonnablement penser que c'est aux constructeurs d'aller plus rapidement dans le sens de la propreté. Et bien non! Le gouvernement a préféré opter pour une taxation du propriétaire selon les émissions de son véhicule. On peut douter que cette éco-pastille pénalisera vraiment un futur acheteur de 4x4 ou autre véhicule de forte cylindrée et incitera vraiment les gens à préférer acheter un véhicule plus propre. Mais bon il ne fallait surtout pas pénaliser les efforts si spectaculaires de nos constructeurs vers la commercialisation de véhicules propres (pour mémoire la Prius de Toyota est commercialisée depuis 1997).
En revanche un article du Monde nous apprend que le gouverneur de Californie Arnold Scwharzenegger veut porter plainte contre l'Etat fédéral afin d'y obtenir la possiblité d'imposer aux constructeurs automobiles des limites strictes d'émission en CO2. C'est une mesure courageuse, qui semble être suivie par d'autres Etats américains, et qui donne à penser que sur ce terrain là également les Etats-Unis veulent prendre l'avantage.
Et Sarkozy dans tout cela, plutôt que de se gargariser sur le soi-disant amour que les Français auraient envers les Etats-Unis, il ferait bien de s'inspirer de décisions politiques dans le sens noble du terme, où l'on privilégie le bien être collectif aux lobbies. Il est assez amusant que ce soit un ancien acteur qui donne des leçons de courage politique à celui qui aime tant à s'en prévaloir dès qu'une caméra traine dans les parages...
8 novembre 2007
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
1 commentaire:
les leçons de courage de la part d'un politique américain, qui plus est une personne issue du reve américain, ne me surprends qu'à moitié. Bien que je ne sois, bien entendu, pas un afficionados de leur politique, je dirai toujours qu'ils sont capables du meilleur comme du pire. Et en matière d'écologie il est possible que l'on soit surpris. Même si cela ne va pas dans le sens que voudrais donner a ce mouvement les ecologistes extremistes partisant de la décroissance ( la mise en spectacle du phénomène du réchauffement d'al gore ou Ushuaia d'hulot), il me semble que les plus grands pas en matière de changement des mentalités viennent de ces gens et non des utopistes extrémistes qui se réfugient dans leurs théories et qui n'ont d'interet que pour les historiens des idées.
Enregistrer un commentaire